Trouver un Mondial Relay en zone rurale : les astuces à connaître

2 000 communes françaises n’ont aucun commerce de proximité. Pourtant, les colis arrivent toujours à destination. Derrière ce tour de force logistique, des commerçants isolés s’improvisent pivots, transformant leur boutique en point d’ancrage pour la livraison en zone rurale.

Les réseaux de livraison, en quête de relais sur le terrain, s’appuient d’abord sur les commerces indépendants des campagnes. Pour ces partenaires potentiels, le délai de réponse reste souvent bien plus court qu’en ville. Mais cette dynamique n’efface pas les exigences particulières : horaires étendus, capacité d’accueil suffisante, gestion rigoureuse des flux. En clair, pas question d’improviser : chaque candidature fait l’objet d’une sélection attentive.

Face à la demande croissante, de nombreuses enseignes ajustent désormais leurs critères. L’objectif : renforcer la présence sur des territoires moins couverts, là où la concurrence directe se fait rare. Les modalités de rémunération reflètent cette diversité : tout dépend du nombre de colis traités et de la densité locale de points relais. Pour certains commerçants ruraux, ce service devient une source de revenus qui pèse dans leur équilibre économique.

Pourquoi devenir point relais en zone rurale séduit de plus en plus de commerces de proximité

Impossible d’ignorer la montée en puissance des points relais à la campagne. Là où, il y a encore quelques années, la livraison s’arrêtait à la sortie de la ville, les épiceries, boulangeries et bureaux de tabac prennent désormais le relais. Ces commerces, parfois derniers à maintenir une activité dans le village, capitalisent sur l’essor du colis Mondial Relay, alimenté par l’e-commerce et la praticité recherchée par les habitants.

Ce service ne se limite pas à la logistique. Il offre un revenu complémentaire, certes modeste, mais stable, tout en générant du passage en boutique. Selon Relais Colis, près de 4 clients sur 10 repartent avec un achat supplémentaire lors du retrait d’un colis. Les habitants profitent d’horaires adaptés, d’un accueil personnalisé, et renouent avec un commerce de proximité qui s’inscrit dans la vie locale. Les commerçants, eux, deviennent des figures centrales du réseau Mondial Relay et du lien social.

La diversification des offres s’accélère. Voici quelques alternatives qui s’installent dans les territoires ruraux :

  • Les Relais Colis et Vinted Go, qui proposent des modèles similaires avec leurs propres plateformes.
  • Les lockers (armoires à colis en libre-service), que l’on retrouve dans les supermarchés de taille modeste, les stations-service ou même chez certains libraires indépendants.
  • Les points relais du réseau Pickup Station, accessibles 24 heures sur 24, qui répondent à la demande d’autonomie des habitants.

Chaque professionnel choisit la formule qui colle à son espace, à ses horaires, et à la réalité de son commerce. Le service de point relais devient alors bien plus qu’une simple prestation logistique : il crée des occasions de rencontre, fidélise la clientèle, et contribue à tisser un réseau de solidarité locale. Grâce à l’extension du réseau points relais, le commerce rural prend une place nouvelle, tout en luttant au passage contre l’isolement.

Jeune homme utilisant son smartphone près d

Les étapes concrètes pour proposer un service Mondial Relay et générer un revenu complémentaire

Ouvrir un point relais Mondial Relay à la campagne ne s’improvise pas. Il faut respecter plusieurs conditions pour que le service fonctionne, à commencer par la mise à disposition d’un espace de stockage sécurisé. Même un petit local commercial peut faire l’affaire, à condition d’offrir un minimum de place pour stocker les colis dans de bonnes conditions. Autre impératif : proposer des horaires suffisamment larges pour répondre aux besoins des habitants, souvent tributaires de trajets domicile-travail ou de contraintes spécifiques au monde rural.

Pour rejoindre le réseau, la procédure reste simple. Il suffit de contacter le service client Mondial Relay via le site officiel ou l’application, puis de remplir le formulaire dédié. On y précise la nature de son activité, les plages horaires d’ouverture et la superficie du local. Un agent de Mondial Relay organise ensuite une visite sur place afin de vérifier la faisabilité du projet, notamment la sécurité, la capacité de stockage et la visibilité de l’établissement.

La question de la rémunération mérite un éclairage. Le montant varie en fonction du nombre de colis traités. En zone rurale, un commerce de proximité peut percevoir entre 200 et 400 euros par mois, selon la fréquence des dépôts et retraits. Pour les colis volumineux ou les pics d’activité, la commission par colis peut dépasser 3 euros. Ce supplément vient s’ajouter à l’activité principale, tout en apportant un flux de clients susceptibles d’effectuer des achats complémentaires.

Pour attirer et fidéliser les habitants, il est utile de soigner l’information. Voici quelques pratiques efficaces à mettre en place :

  • Mettre en avant le statut de point relais et les horaires d’ouverture sur une affiche visible, à l’extérieur comme à l’intérieur du commerce.
  • Actualiser systématiquement ses coordonnées sur le site Mondial Relay pour faciliter la recherche en ligne des clients.
  • Relayer la nouveauté sur les réseaux sociaux de quartier ou de village, notamment Facebook et Nextdoor, afin de toucher un public local.

En rendant le service visible et accessible, les commerçants facilitent l’adoption du point relais par les habitants. Ce nouveau réflexe renforce la vitalité du territoire et resserre les liens entre voisins. Les colis, eux, ne sont plus de simples paquets à livrer : ils deviennent des passeports pour une vie locale plus dynamique, plus solidaire. Qui aurait cru que le retrait d’un colis pouvait réinventer l’esprit de village, un paquet après l’autre ?

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