Marseille : un faux crédit pour se payer une montre de luxe

Pour reprendre la célèbre formule de Jacques Séguéla, on peut dire que ce faussaire a bien failli « réussir sa vie ». Mais c’est sans compter la vigilance des services sécurité et des gérants de la bijouterie à Marseille qu’elle a tenté d’escroquer. Il s’agit d’une jeune femme qui s’est présentée, le 30 octobre dernier, dans une bibliothèque de la rue riche située au niveau du 8e arrondissement. Elle voulait se payer une montre d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Erreur : le paiement a été refusé.

Elle avait l’air clean

Selon les sources policières, la jeune femme avait avec elle plusieurs documents légaux attestant du fait qu’elle avait bénéficié du financement de la part d’un organisme de crédit. Les documents en question indiquaient également que l’argent allait être viré dans son compte. Cependant, le gérant de la boutique a pris le soin de prendre contact avec l’établissement afin de confirmer la réalité du dossier de prêt. Cependant, le dossier avait été formulé sous le nom d’une habitante parisienne.

Fort de ce constat, il décida de faire appel aux services policiers qui, après investigation, se sont rendu compte que l’identité fournie par la femme existait, sauf que ce n’était pas elle. La propriétaire des papiers avait d’ailleurs déclaré le vol de ses papiers et de plusieurs de ses documents administratifs. Le délit d’usurpation d’identité et de tentative d’escroquerie était alors avéré.

Une berline allemande 40.000 euros

La fameuse cliente ne s’est pas rendu compte que le gérant de la bijouterie à Marseille avait enquêté sur elle. Elle a alors été interpellée puis placée en garde à vue. Son compagnon de 27 ans a lui aussi été mis aux arrêts. De plus, grâce à la réquisition qui a été effectuée au domicile du couple, les enquêteurs ont pu déceler plusieurs dossiers de demande de prêt en cours de montage, toujours avec le même nom d’emprunt. Pour le couple d’escrocs, leurs explications fantaisistes au niveau de la police ont précipité l’ouverture d’une information judiciaire. L’homme, considéré comme l’instigateur, a été placé en détention.

Ceci est une autre affaire visant les bijouteries dans la ville phocéenne. Après les multiples attaques à main armées qui les ont visées ces derniers temps, on dirait que les malfrats ont changé de fusil d’épaule. Aujourd’hui, ce sont les tentatives d’escroquerie qui sont les plus fréquentes et témoignent du sentiment d’insécurité encore présente dans certains quartiers de Marseille.